Annuaire association

Supprimer toutes les publicités avec l'asso-pack + ?

Commander !

Cotizasso, gérer les cotisations de vos adhérents

Des peuples menacés

Des peuples menacés

 

Depuis plus de cinquante ans, ces peuples sont persécutés par ceux qui veulent les chasser de leur terre et leur refusent tous les droits, à commencer par le droit de vivre en sécurité.

Dans les années 60, le gouvernement du Pakistan, alors maître des CHT, fait construire un immense barrage hydroélectrique qui a noyé des centaines de villages et a contraint leurs habitants à fuir. Beaucoup se sont exilés en Inde dans des camps de réfugiés, dans l’Etat voisin du Tripura ou dans le Mizoram. D’autres sont partis plus loin en Assam, et tout au nord, en Arunachal Pradesh. Ces quatre Etats indiens n’ont cessé de recevoir de plus en plus de réfugiés au fur et à mesure que la répression s’est aggravée.

 

Les autorités du Bangladesh indépendant, à partir de 1971, ont renforcé cette politique en incitant des paysans pauvres bengalis de la plaine à s'installer sur des terres qu'elles disaient vacantes. Le slogan était « nous voulons la terre, pas les peuples ». Les massacres, soutenus par l'armée bangladeshie très présente dans les Chittagong Hill Tracts, se sont succédés dans les années 80-90, d'autant plus facilement que la région était complètement interdite aux étrangers, et notamment aux journalistes.

 

En 1986, un orphelinat est incendié par des militaires obligeant les enfants à fuir dans la jungle pour se réfugier en Inde. Soixante-douze enfants sont alors accueillis par des familles françaises à l’initiative de l’ONG Partage qui  finançait cet orphelinat.

 

Un accord de paix a enfin été signé en décembre 1997 entre le gouvernement du Bangladesh et les principaux chefs de la résistance armée indigène. Il prévoyait la démilitarisation de la région, le départ des colons et la restitution des terres aux réfugiés, qui devaient pouvoir rentrer chez eux, et même des institutions autonomes. Mais cet accord n'a jamais été appliqué.

 

En 2001, le parti nationaliste musulman (BNP) a gagné les élections et a formé une coalition avec des partis islamistes, qui veulent instaurer un régime du type de celui des talibans en Afghanistan, avant 2002. Le Bangladesh est aujourd’hui un avant -poste majeur de l’islamisme et une base d’entraînement pour les groupes terroristes comme Al Qaida. D’après les spécialistes, ce serait un des pays les plus dangereux au monde. Rien d’étonnant, à ce que le sort des minorités ne cesse de s'aggraver dans les Chittagong Hill Tracts.

 

Aujourd'hui les bengalis forment plus de 60% de la population de la région. Les réfugiés n'ont pas retrouvé leurs terres, les camps militaires se multiplient, les incidents sont très fréquents. On ne compte plus les cas de villages attaqués, de viols, d'arrestations arbitraires ; la population vit dans la peur des colons bengalis soutenus par l'armée. La région est aujourd'hui très contrôlée d'autant que la résistance armée a repris. Depuis octobre 2006, la situation s’est encore aggravée avec des élections qui n’en finissent pas et l’instauration d’un Etat d’urgence. Une chape de plomb s'est de nouveau abattue sur les Chittagong Hill Tracts et ses peuples. 

Rechercher sur le site

Actualités

Calendrier

« Octobre 2017 »
Lu Ma Me Je Ve Sa Di
1
2345678
9101112131415
16171819202122
23242526272829
3031

Espace Membre

Dernières modifications